LES AIRBAGS


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Plan de létude :

                1) Introduction

             2) Principe de fonctionnement 

                3) Réactions chimiques 

                               3-1) Historiquement, la première réaction

                               3-2) Le sodium métallique produit

                               3-3) Autres réactions utilisées

                Annexe 1


            1) Introduction :

Les airbags font partie intégrante des systèmes de sécurité passive des véhicules automobiles ; ceux équipés d’airbags ont un taux de mortalité réduit de 30 % par rapport à ceux qui n’en sont pas équipés.

Leur efficacité repose sur un déploiement ultra-rapide (en quelques millisecondes seulement) d’un coussin en cas de choc. Une réaction chimique contrôlée conduit à un dégagement gazeux suffisamment rapide et abondant pour que le coussin se gonfle instantanément.

            2) Principe de fonctionnement :

Un airbag est un sac replié et dissimulé dans le volant, le tableau de bord ou les portières. Lors d’un accident, des capteurs détectent une décélération brutale. Si elle dépasse un certain seuil (généralement >25 km/h en 50 millisecondes), un signal électrique est envoyé à un détonateur pyrotechnique (voir annexe 1) qui déclenche une réaction chimique explosive.

            3) Réactions chimiques :

                        3-1) Historiquement, la première réaction qui a été mise en œuvre est la décomposition de l’azoture de sodium (NaN), une substance instable, sensible aux chocs, à la chaleur et aux frottements.

                        3-2) Le sodium métallique produit

Le sodium (Na) produit est un métal très réactif et potentiellement dangereux. Pour éviter les risques (réaction violente avec l'humidité), il est immédiatement neutralisé par des agents oxydants dans des réactions secondaires qui transforment le sodium en composés solides inoffensifs comme des silicates ou des oxydes de sodium, piégés dans un résidu poudreux.

Exemple d’oxydants utilisés :

K2O et Na2O réagissent ensuite avec du

un composé inoffensif.

                        3-3) Autres réactions utilisées

L’azoture de sodium (NaN3) n’est plus utilisé de nos jours.

Au cours du temps plusieurs composés ont été essayés et mis en œuvre. La liste suivante est par ordre chronologique, à savoir que les plus anciens sont dans le haut du tableau.

 

KN3

Azoture de potassium

Rarement utilisé de nos jours

L’équation de décomposition de KN3 est tout à fait comparable à celle de NaN3

  

Guanidine et nitroguanidine

 

Couramment utilisés

avec ….

Oxydant : Nitrate de potassium (KNO3)

Neutralisant : hydrogénocarbonate de sodium

Agent de fluidité : silice (SiO2).

CH2N4

Tétrazole

Utilisé

avec ….

Oxydant : Nitrate de potassium (KNO3)

 Neutralisant : hydrogénocarbonate de sodium Agent de fluidité : silice (SiO2).


Annexe 1

Détonateur pyrotechnique 

Un airbag comporte un capteur d’accélération capable de détecter une décélération brutale ; il s’agit d’un dispositif piézoélectrique ; une masse sous l’action de la décélération exerce une force sur un cristal ; Cette compression provoque une polarisation électrique de celui-ci (effet piézoélectrique) qui déclenche une impulsion électrique transmise à un circuit comprenant un filament qui s’échauffe et fait exploser un mélange très sensible (détonation primaire) à base

            - Soit de styphnate de plomb (sel de plomb de l’acide styphnique)

qui se décompose à partir de 225°C en libérant du plomb, de l’azote, de l’oxyde et du dioxyde de carbone, vapeur d’eau et parfois des Nox (oxydes d’azote).

            - Soit de tétrazène explosif

   qui sous l’effet de la chaleur se décompose en libérant du diazote, de l’oxyde et du dioxyde de carbone, de la vapeur d’eau et parfois de l’ammoniac ou des Nox (oxydes d’azote).

La réaction exothermique conduit alors à la violente décomposition de l’explosif que contient l’airbag.