BARBIER Philippe
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Vie
- Philippe
Barbier est né le 2 mars 1848 à Luzy (Nièvre, France).
- Il
est mort le 18 septembre 1922 à Bandol-sur-Mer (Var).
- Il
était élève de Marcelin Berthelot, l’un des chimistes les plus influents
de son époque.
- Carrière
universitaire :
- Chef de travaux de chimie organique au
Collège de France (autour de 1869-1876).
- Préparateur à l’École de Pharmacie de
Paris (1876-1878).
- Maître de conférences à la Faculté des
Sciences de Lyon (vers 1878-1879).
- Professeur à Besançon, puis surtout à
Lyon, où il occupe la chaire de chimie jusqu’à la fin de sa carrière.
- Il
fut membre correspondant de l’Académie des Sciences de 1913 à sa mort en
1922.
Travaux scientifiques
majeurs
Philippe Barbier est
surtout reconnu pour ses contributions à la chimie organique, plus
particulièrement aux réactifs organométalliques et aux transformations de
composés naturels.
Voici ses apports
principaux :
1) Organomagnésiens
et la réaction de Barbier
- Barbier est considéré comme l’un des
pionniers de la chimie organométallique. Il synthétise dès 1899 le
premier composé organomagnésien, ce qui était une innovation.
- Il a proposé ce qu’on appelle la réaction
de Barbier (et les conditions de Barbier) : l’halogénure
organique, le métal (type zinc ou magnésium), et le composé carbonylé sont
mis en réaction simultanément. Cela permet la formation d’alcools via
addition organométallique.
- Il guida Victor Grignard dans ses
premiers travaux : Grignard, étudiant/travailleur dans le laboratoire
de Barbier, améliora cette méthode, ce qui conduira à la célèbre réaction
de Grignard. mediachimie.org+3Société Chimique de France
(SCF)+3Wikipédia+3
2) Chimie des terpènes et essences naturelles
- Barbier s’est intéressé aux essences
naturelles, aux odorants : limonènes, menthone, carvone,
citronellol, etc.
- Il étudia les transformations chimiques
entre ces composés, leur constitution (structure), les isomères, etc.
3) Travaux
sur les carbures pyrogènes, le fluorène, etc.
- Sa thèse de 1876 porte sur le fluorène et les carbures pyrogènes. Cela s’inscrit
dans l’étude des substances hydrocarbonées, souvent dérivées du goudron
ou du charbon.
- Il s’est aussi intéressé aux minéraux
(feldspaths, etc.), notamment dans le contexte de structure cristalline,
mais ce sont des travaux secondaires par rapport à son rôle dans l’organométallurgie.
Héritage
- Philippe
Barbier ne reçut pas le Prix Nobel, même si son apport fut crucial,
notamment pour Grignard qui obtenait le Nobel en 1912 pour les réactifs de
Grignard. Certains contemporains jugèrent que Barbier méritait d’être co-reconnu.
- Son
élève Victor Grignard, en reconnaissant l’importance des idées de Barbier,
poursuivit leur amélioration. Ainsi, Barbier posa les bases, Grignard les
développa.
- Sa
réaction de Barbier est encore enseignée aujourd’hui, et ses méthodes font
partie de l’histoire de la chimie organique. Ces contributions sont
fondamentales pour ce qu’on appelle maintenant la chimie organométallique.