CORSON Dale Raymond
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Ses “travaux” relèvent surtout de la physique /radiochimie
plutôt que de la chimie organique, mais son rôle est central dans la découverte
d’un élément chimique.
Vie
- Dale R. Corson
est né le 5 avril 1914 aux États-Unis, et est décédé à Ithaca (Etat de New York, le 31
mars 2012.
- Formé à l’Université du Kansas puis à
l’Université de Californie, Berkeley, où il obtint son doctorat en
physique en 1938.
- Après son doctorat, il rejoint le
Radiation Laboratory de Berkeley, où fut
construit un cyclotron — un accélérateur de particules.
- Plus tard, il aura une carrière
universitaire prestigieuse : professeur, puis doyen, puis président de
l’université Cornell University (1969–1977),
puis chancelier puis président émérite.
Ses contributions
scientifiques — “chimie / radiochimie”
- Le fait le plus célèbre attribué à Corson est la découverte du nouvel élément 85, plus
tard nommé Astate (At).
- En 1940, Corson,
avec Kenneth Ross MacKenzie et Emilio Segrè,
publie un article intitulé Possible production of radioactive isotopes
of element 85, dans lequel ils rapportent la
production d’isotopes radioactifs correspondant à l’élément 85 via
bombardement de bismuth avec des particules alpha.
- Cet élément était jusque-là inconnu ; leur
travail apporte la preuve expérimentale de son existence, ce qui a ouvert
la voie à son isolement et à l’étude de ses propriétés.
- En tant que tel, Corson
a joué un rôle crucial dans le développement de la radiochimie et la
cartographie du tableau périodique — ce qui touche directement à la chimie
nucléaire et élémentaire.
Son rôle institutionnel et ses
autres activités
- Après la guerre, Corson
rejoint Cornell, participe à la conception d’un synchrotron, enseigne,
puis gravite à des postes administratifs, avant de devenir président de
l’université.
- Pendant son mandat, il a contribué à
maintenir et développer l’équilibre entre recherche, enseignement et
innovation à Cornell, notamment dans une période marquée par les
bouleversements sociaux et étudiants (fin des années 1960 / début des
années 1970).
Limites
Bien que souvent évoqué en rapport
avec la “chimie” en tant que discipline, Corson
n’était pas un chimiste organicien ou un botaniste : son champ était la physique
& radiochimie nucléaire, ce qui implique de la chimie “inorganique /
nucléaire / isotopique”, mais pas la chimie de synthèse organique classique.
Son œuvre
principale ne consiste pas en une production de nombreux composés chimiques ou
médicaments, mais en la découverte d’un élément et en l’exploration de ses
isotopes — ce qui est un domaine très spécialisé, aux implications surtout
fondamentales, pas forcément “pratiques” (sauf applications nucléaire,
recherche, radioprotection, etc.).